Artiste musicien, donc acteur et observateur privilégié de l’événement national et international. Je me refuse à demeurer un témoin passif ou résigné. Je balai d’un revers de main, les éventuels conséquences, qui adviennent à tous ceux qui s’avisent à contrarier ces maîtres de l’univers. Ce qu’ils ignorent peut-être. L’utilisation d’une force quelle qu’elle soit afin de contrer un mécontentement populaire n’est, pas moins, qu’une faiblesse d’esprit et intellectuelle. Au lieu de chercher des boucs émissaires parmi des adversaires politique, ethnique ou culturel. Un soulèvement de masse exprime un mécontement profond, qu’il soit économique, culturel ou politique. Pour quelqu’un d’intelligent, il comprendra que tout homme qui se rebelle, a l’esprit derrière la matière.
Certes, parmi cette foule revendicative, s’est infiltré des bandits, qui, sans scrupule, profitait des circonstances pour piller la même population appauvrit. Mais les bandits, ont n’en trouve dans toutes les couches sociales de la société. Même si bons nombres son en col blancs, et, grosses bagnoles inspirant le respect, pour ceux qui ne les connaissent pas.
S’il y avait, ne se reste qu’une petite considération pour ce peuple, ils essayeraient plutôt de comprendre les doléances de ces jeunes donc l’avenir est obstrué par un manque décrié d’une politique de développement économique, industriel et culturel. Zéro emploi de créer depuis belle lurette. Alors qu’on ne cherche pas des échappatoires pour amuser la galerie.
Prenons le cas de nos lions indomptables du Cameroun, et, de ce qu’ils en ont fait. Certes les enfants ont atteint la finale de cette fabuleuse compétition de la coupe des nations de football. Mais est ce le mérite des autorités de ce pays ? Qui bénéficie des retombés, et, de l’usufruit de cette manne tombé du ciel, auxquelles ils n’ont rien fait pour. Le pays est bourré des tonnes de minéraux et autres ressources naturelles qui permettraient aux ressortissants de cette contrée de vivre décemment. Malheureusement, les détournements des derniers publics, la corruption agressives des hommes de lois de toute catégorie, l’arrogance et le mépris de ses personnes ont de quoi pousser à bout ses délaissé pour compte. Alors au lieu de chercher les boucs émissaires, qu’ils se regardent d’abord en face. Le Cameroun n’est pas leur chose. Et ce peuple n’est pas leurs esclaves, pour que, à chaque fois l’on sorte des fouets et matraques pour faire taire. S’agissant des ressources humaines, le Cameroun n’est pas à plaindre. Sportifs, artistes, intellectuels, quoi de merveilleux pour tout peuple pour son épanouissement et son développement.
Quels gâchis que de croire détenir les vérités, la suprématie du savoir, le monopole de la justice. Ce qui est sur, les dernières évènements n’ont été qu’un avant goût, si ces personnes persiste à croire qu’ils sont les dieux de ce pays, ayant droit de vie ou de morts sur leur sujet. Parce que ce mouvement a été instantané. S’il avait été organisé avec un vrai leader en tête, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Ceci n’est qu’un avertissement lancé aux décideurs. A eux de redescendre sur terre, afin de comprendre les doléances de ce peuple pétri et affamé. Une deuxième chance n’est jamais de trop. Messieurs les seigneurs, à vous de la saisire. A bon entendeur salut.
Par SAM BABE.