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EDITO DE L'ARTISTE
LA Gangrène qui mine les Pouvoirs politiques en Afrique.


Le pouvoir politique africain accumule, d’énorme carence de déontologie. Des déficiences morales, spirituelles, intellectuelles et même culturelles. Je vais m’attarder sur l’un des fléaux africains, les plus répandus des pouvoirs publics. Ce que j’ai nommé, l’ethnitisation du pouvoir politique et administratif africain. Une infestation pour ses Etats. Cette gangrène gazeuse qui se manifeste dans des blessures profondes, provoquée par le développement de micro-organiques anaérobies. Sans polémiquer, vous conviendrez avec moi, qu’il n’y a pas plus meilleurs exemples pour décrire ces hommes de pouvoirs politiques africains. L’ethnie de l’homme fort au pouvoir envahissant, toutes les sphères politiques et administratives de l’Etat. Système, complété par les amis et les lèches botes du grand matou.  Des personnes, dénuées de tout sens moral et d’une incompétence qui frise la médiocrité.
Le mal du continent africain ayant plusieurs symptômes. Il est nécessaire de les trouver et de les disséquer par catégorie. Afin de trouver des remèdes adéquats, et propres à chaque cas. Les attributions, des postes de responsabilité administrative dans ses pays, ne respectent pas de critère de compétence professionnelle. Ceci étant l’un des soucis majeurs au développement du continent. Les personnes désignées ne l’étant que, grâce à leur appartenance à l’ethnie du patron. Les autres, étant bien sûr ses copains et des lèches botes du palais. Dénué d’un sens moral et de personnalité digne pour occuper un poste dans une quelconque administration. Hélas, C’est ce genre d’énergumènes qui constituent le noyau de nos administrations. Toujours aux abois, la matraque et des intimidations étant leurs éléments de dissuasion. Afin de couvrir leurs carences morales, et leur incompétente si désastreuse qu’on n’a qu’une envie, vomir.
Dans une mise en scène, le rôle du chef conviendrait bien à la scène d’une plaie béante et profonde. L’organique anaérobie sera tout simplement, joué par l’ethnie du roi. Des figurants, n’étant autres que, les sbires du palais. Vous comprenez enfin l’une des causes du  non-décollage de l’Afrique. Un système, construit avec des personnes dénuées de toute capacité et compétence professionnelles. Choisie au pif sur des critères d’appartenance ethnique et camaraderie. Reléguant les compétences professionnelles et intellectuelles dans le calendre Grec. Ajoutez à tout ceci, la moralité douteuse de ses personnes, et une arrogance de bandit de droit chemin. Il est temps que ses hommes politiques et responsables, de nos institutions nationales et internationales, maîtrisent les rudiments de leurs fonctions avant d’accéder à ses fonctions. L’on croirait que ses personnes, employées par les contribuables, deviennent subitement, des cauchemars ambulants pour leurs compatriotes. Inversant du même coup le rôle qui les place au service du peuple.
Le pouvoir n’est pas, une fin en soit. Il doit être seulement un instrument, un outil de cohésion sociale, de construction nationale et de justice sociale. Et non l’inverse. Si l’on n’est pas capable de comprendre ses moindres détails. Alors, l’on n’est pas du tout digne de diriger, ne serait-ce qu’un troupeau de vaches. Ce n’est le secret pour personne, les Etats africains, grâce à leurs multitudes d’ethnies, constituent les Etats les plus difficiles à gouverner, donc à gérer. D’autant qu’il serait important d’avoir à leurs têtes, des personnes dignes de foi. Habité d’une sagesse, et d’une intelligence au- dessus du lot. Érigé l’une des ethnies au-dessus des autres, n’est même pas le début d’une sagesse. D'autant plus que, techniquement rien n’est prouvé. Ce genre, de bévue, ne peut qu'activer des inimitiés et crée une animosité qui serait à la longue fatale pour l’unité nationale. Celle-ci étant l’élément essentiel et primordial pour ses Etats multiculturels. Ce type de comportement ne peut que créer d’énormes sacs de nœuds, qui s’avèrent délicats à dénouer ! Des exemples, il y en a des tonnes autour de nous. Alors, pourquoi insister sur ce qui détruit ?
Ses femmes et hommes d’Etat ont transformé notre continent en une plaie béante et profonde. Ceci engendre des gangrènes, qui nous rongent, et s’éternisent. Tout problème a nécessairement une solution. Mais, pour résoudre une équation, il est conseillé de comprendre déjà son exposé. Je doute que les Africains veuillent comprendre ce dilemme qui mine le décollage du développement du continent. Oh ! Combien de fois riches !  Une richesse qui reste aux mains de quelques individus de petites moralités. Ne dit-on pas qu’un ventre affamé n’a point d’oreilles ? Ceci est flagrant, en Afrique, d’autant plus que les maux donc souffrent ce continent sont loin d’être soigné. Ceci me permet de croire qu’il y a un complot d’envergure, qui consiste à affamer le peuple, afin de les rendre vulnérables. Détourner toutes leurs attentions sur l’unique souci de se nourrir, comme le ferait un toxicomane, en manque de sa dose. L’esprit détourné. Rien de plus simple, de piller en toute aisance le patrimoine national.
Un chef d’Etat, le ministre, le haut ou le petit fonctionnaire, n’est pas moins que des individus comme les autres. Ils chient, ils pètent, ils tombent malades, ils crèvent. En somme, ils ne sont que des simples mortels. Alors, pourquoi ces aires, de saint ni touche ? De seigneurs offensés ? De dieu tout puissant. En descendant sur terre, ils comprendraient que rien n'est définitivement acquis sur cette terre. Rien ! Je dis rien, n’est notre propriété même pas la carapace qui nous sert, d’enveloppe corporelle. Alors, à quoi bon continuer ce machiavélisme morbide ? Tout n’étant que poussière. Ce pillage ne vous suivra pas dans la tombe et l’histoire couvrira de honte toute votre descendance. L’héritage n’étant pas seulement matériel, il est aussi moral. Qu’il soit écrit !
Et vous, qu’en pensez-vous ?    
                                                 PAR SAM BABE.